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14 avril 2010

Club de lecture

Ça fait longtemps que je me dis que j'aimerais bien faire partie d'un club de lecture. Dernièrement, un des blogues que je lis, NPR Monkey See, a lancé son club de lecture en disant à ses lecteurs : « I will if you will: let's read Twilight and discuss ». Ils ont tenu une séance de clavardage dans l'espoir d'attirer quelques personnes et ce fut le chaos total tellement il y avait de participants. Par après, ils se sont dits « créons notre club de lecture et nous verrons bien qui participera ». Le deuxième livre soumis à la discussion est Moby Dick. Comme je l'avais déjà à la maison mais que je ne l'avais jamais lu, j'ai décidé de participer. Le rythme est correct pour pouvoir lire autre chose en même temps, alors je ne mets pas de côté Roland et sa Tour sombre.

Voilà donc où j'en suis actuellement : j'en suis aux deux tiers du quatrième tome de la Tour sombre et au début de Moby Dick, que je mettrai plusieurs semaines à lire en suivant le rythme du club de lecture.

Livres : The Drawing of the Three et The Waste Lands de Stephen King

Quoi? Vous êtes encore là? Vous êtes plus persévérants que moi, apparemment! Blague à part, je n'avais pas oublié mon blogue. Mais comme j'ai été bien occupée pendant les dernières semaines et que je suis à relire des livres que j'ai déjà lus, mettre à jour mon blogue n'était pas une priorité.

Donc, il y a quelques semaines, j'ai terminé les deux livres suivants de la Tour sombre, soit The Drawing of the Three et The Waste Lands. Dans le premier des deux, Roland retire de leur monde et de leur « quand » Eddie Dean, des années 1980, et Odetta Holmes/Detta Walker, des années 1960. Roland combat l'infection causée par la perte de deux doigts de la main droite et Eddie combat son sevrage à l'héroïne. Odetta/Detta, les deux personnalités, fusionnent pour devenir Susannah Dean. Dans The Waste Lands, Roland, Eddie et Susannah retirent Jake de son monde et de son « quand », le New York des années 1970. Puis ils arrivent à Lud et rencontrent Blaine, le monorail fou.

Bon, c'est bizarre quand on résume l'histoire comme ça, mais il est difficile d'en dire plus sans en dire trop. Je suis en train de relire le quatrième, Wizard and Glass, et jusqu'à maintenant, je dois dire que mon favori est le deuxième, The Drawing of the Three. L'action est vraiment bonne et c'est intéressant de rencontrer encore Eddie et Susannah pour la première fois. Et comme je sais ce qui s'en vient dans Wizard and Glass, c'est difficile de vouloir aller vite.

Mais ils sont tous bons. Cette série est vraiment le chef d'oeuvre de la carrière de Stephen King, selon moi. Comme l'a dit René Homier-Roy dernièrement, on croit souvent que Stephen King n'écrit que de l'horreur, ce qui est faux, mais on oublie combien il est bon pour mettre en place les situations et pour décrire les personnages et les événements.

À lire si vous aimez passer beaucoup de temps sur une série.

16 février 2010

Livres : The Gunslinger (The Dark Tower I) de Stephen King

Je l'ai lu pour la première fois il y a bien longtemps, celui-là! Et même plus d'une fois. Mais j'avais envie de recommencer la saga et de la lire en anglais. Je ne me souviens plus si j'ai déjà lu les premiers tomes en anglais, pour être franche. Je sais que je les ai lus en français la première fois. J'avais emprunté les trois premiers à la bibliothèque et j'avais acheté le quatrième. Puis, le cinquième est sorti et je n'avais pas envie d'attendre (et à ce moment j'avais commencé à lire des romans en anglais), alors je l'ai acheté en anglais.

Le premier tome, raisonnablement court, suit Roland alors qu'il traverse le désert à la poursuite de l'homme en noir. Il y rencontre Jake, garçon de 9 ans tiré de notre monde par l'homme en noir, qui le suit pendant un moment. Pas grand chose de plus à dire.

C'est toujours aussi bon qu'avant. Je ne sais pas trop quoi rajouter. C'est super bien écrit. Il s'agit vraiment des meilleurs romans de Stephen King. Il en a écrit de très bons avant, pendant et après, mais la série The Dark Tower restera pour moi sa plus grande réussite.

Livres : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Millénium II) de Stieg Larsson

Ouf! Ça fait longtemps, hein? Vous le savez déjà : j'ai une petite tendance à la procrastination. J'ai terminé ce livre il y a plusieurs semaines déjà, mais la paresse m'a retenue ailleurs.

Que dire de l'histoire sans trop en révéler... Plus d'un an après la publication de l'affaire Wennerstrom, Mikael et Lisbeth sont chacun de leur côté. Lisbeth se prélasse dans les pays chauds et Mikael travaille d'arrache-pied à la publication d'un livre et d'un numéro spécial de Millénium sur la prostitution d'immigrantes des pays de l'est. Quand ses collaborateurs se font assassiner, tout bascule. La chasse à Lisbeth Salander commence puisqu'elle est liée au lieu du crime et que son profil psychologique en fait la coupable parfaite. Mikael réussira-t-il à retrouver Lisbeth avant la police et à prouver qu'elle n'est pas coupable?

Je ne l'ai pas trouvé meilleur que le premier, mais j'ai apprécié de connaître mieux Lisbeth. Dans le premier, elle est une énigme. Maintenant, on comprend mieux pourquoi elle est ainsi. Elle n'a pas eu une vie facile.

L'action est bonne. Au début, ça avance plus ou moins rapidement, comme dans le premier, mais après quelques centaines de pages, il est difficile d'arrêter de lire. Mais, sérieusement, il faut avoir foi en l'auteur pour se taper des centaines de pages avant que l'action commence vraiment, non?

J'ai tout de même hâte de lire le troisième. Il est devant moi, je le vois tous les jours, mais j'attends un peu pour faire durer le plaisir, parce qu'après, c'est bel et bien terminé!

13 janvier 2010

Livres : Fugitives d'Alice Munro (#50)

Bon, ça fait presque deux semaines que 2009 est terminée, alors je devrais bien écrire sur mon dernier livre de l'année... Je dois l'avouer, je l'ai terminé en 2010. Mais j'en ai lu plus de la moitié en 2009 et j'ai tellement eu peur de ne pas réussir mon défi cette année, que je le compte pour 2009. Encore une fois, je le répète : c'est mon blogue, c'est moi qui décide!

Fugitives est un recueil de nouvelles de l'écrivaine canadienne-anglaise Alice Munro. Les personnages principaux sont des femmes qui vivent un bouleversement. La première songe à quitter son mari, la deuxième (qui est dans trois histoires) rencontre un homme dans un train puis décide d'aller le rejoindre chez lui quelques années plus tard, puis sa fille la quitte sans donner de nouvelles...

Bon, je dois avouer que je l'ai trouvé bien ennuyant par moment. Les histoires ne sont pas toutes intéressantes et j'ai bien failli arrêter de le lire. Je l'ai trouvé très froid et distant. Très canadien-anglais, je dirais, sans méchanceté. Très poli, comme le veut le cliché. Il n'est pas dit que je ne lirai plus Alice Munro, mais celui-là ne m'a pas convaincue.

28 décembre 2009

Livres : Le Guide du travailleur autonome de Jean-Benoît Nadeau (#49)

J'ai commencé ce livre il y a plusieurs mois. Vraiment plusieurs mois. Genre début 2009, soit au moment où j'ai décidé de me partir en affaires. Je voulais le lire pour savoir ce que je devais savoir pour bien m'en sortir. Puis, je l'ai mis de côté. Vous avouerez que ce n'est pas la lecture la plus palpitante du monde et comme je lis des textes arides toute la journée, quand je prend une pause j'ai besoin d'un roman pour me nettoyer le cerveau, si on peut dire.

Une brève description? Eh bien je crois que le titre dit tout : il s'agit d'un guide pour le travailleur autonome. C'est vous le patron, le client n'a pas toujours raison, un contrat verbal est parfaitement légal, la TPS est bonne pour vous, on doit dire non plus souvent que oui, et tout et tout... (oui, j'ai répété ce qui était écrit derrière le livre, vous avez un problème avec ça?)

Bref, c'est intéressant. Et très utile. J'ai appris beaucoup, je dois l'avouer. Drôle de hasard (à moins que ça n'en soit pas un...) : j'avais arrêté de lire à peu près au moment où j'avais lu tout ce dont j'avais besoin pour commencer. Le reste, je l'ai lu la semaine dernière et c'était vraiment le bon moment pour le lire parce qu'après presque six mois, je pouvais mieux comprendre ce dont il était question.

***

L'année 2009 est presque terminée... et je suis en train de lire mon 50e livre! Je ne pensais vraiment pas réussir, je dois vous dire. Je crois même l'avoir mentionné quelques fois. Mais dans les derniers mois, j'ai su choisir des livres courts ou intéressants, ou les deux, qui m'ont permis de lire plus de livres, plus rapidement.

Livres : Meurtriers sans visage de Henning Mankell (#48)

Je sais, je sais, ça fait des semaines que je l'ai terminé. J'ai une bonne excuse : le travail m'a tenue occupée et on vient tout juste de passer Noël. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour moi. Bon d'accord, j'ai passé un peu de temps devant la télévision, mais il faut bien que je me détende un peu, non?

Henning Mankell, donc. J'en ai entendu parlé à Six dans la cité et par une ancienne collègue de travail dans la même semaine. Je l'ai mis dans ma liste d'auteurs à lire, puis trouvé à la bibliothèque. Difficile de choisir un livre d'un auteur qu'on ne connaît pas à la bibliothèque, n'est-ce-pas? On ne sait pas ce lequel est le meilleur, par où commencer... J'ai pris Meurtriers sans visage un peu au hasard, je dois l'avouer.

L'histoire est sordide : un vieux couple de fermiers est sauvagement attaqué. Juste avant de mourir, la vieille dame ne dit qu'un mot : « étranger ». Par où doit-on commencer l'enquête, alors? L'inspecteur Wallander mène l'enquête, qui lui en fait voir de toutes les couleurs.

Il s'agit du premier roman policier de Henning Mankell, selon ce que me dit Wikipédia. Je dois avouer que je ne suis pas tombée sur le dos. L'histoire était relativement bonne, mais il y avait beaucoup trop de détails insignifiants. Ça vous surprendra peut-être, mais je ne tiens pas à connaître chacune des fois où le héros d'un livre va aux toilettes et j'ai encore moins besoin de savoir si c'est un numéro un ou un numéro deux. L'enquête me suffit, merci bien. Et il y avait tellement de coïncidences, c'est incroyable. Ce n'est plus du travail de policier, c'est de la loterie!

Bref, je ne sais pas si je vais sauter sur ses autres romans. Je jetterai peut-être un coup d'oeil de son côté quand je ne saurai pas quoi emprunter, mais je ne ferai pas un détour pour le lire.

08 décembre 2009

Livres : Le vol des cigognes de Jean-Christophe Grangé (# 47)

Cet auteur m'a été suggéré récemment par une ancienne collègue de travail alors que je cherchais des polars. Le vol des cigognes est le premier roman de Jean-Christophe Grangé.

L'action se déroule partout dans le monde. Louis Antioche arrive en août pour commencer un travail auprès d'un ornithologue qui lui a demandé de suivre la migration vers le sud des cigognes. Plusieurs d'entre elles ont disparu pendant la migration du printemps, alors Max Böhm lui demande de trouver l'explication. Mais à son arrivée, Louis trouve Böhm mort d'une crise cardiaque dans un nid de cigognes. Ébranlé, il décide tout de même de suivre les cigognes pour en apprendre plus. Son voyage n'est toutefois pas sans embûche, alors qu'il se rend compte qu'il est suivi et que les personnes à qui il devait parler sont toutes mortes. Bien vite, il comprend qu'il ne s'agit pas seulement de la disparition de quelques cigognes...

J'ai mis un peu de temps avant d'embarquer vraiment dans l'histoire, mais lorsque l'action commence, c'est vraiment prenant.

J'ai bien aimé le style, mais je ne peux pas dire que j'ai eu beaucoup de sympathie pour Louis Antioche. Il est un peu antipathique. Et je crois que j'ai été traumatisée par ses mains déformées et insensibles parce que j'en ai rêvé quelques fois depuis que j'ai terminé de le lire.

***

C'est le spécial début des années 1990, apparemment. Le vol des cigognes et le roman que je lis actuellement ont été écrit pendant cette période. C'est bizarre et il faut que je m'habitue quelque peu au changement de mentalité, surtout que j'avais à peine dix ans à cette époque. Je vous en parle bientôt.

27 novembre 2009

Livres : Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit? de Dany Laferrière (#46)

J'aime les livres avec un long titre. C'est différent. On dirait qu'on en sait plus sur le livre, alors que la plupart du temps il n'en est rien.

Mon troisième Laferrière donc. Très différent des deux autres. Alors que les deux autres étaient fiction, celui-ci est plutôt un recueil d'observations sur l'Amérique amassées pendant ses nombreux voyages. Il y a quelques observations sur le sexe, bien évidemment, mais beaucoup plus sur le racisme et les relations entre les Blancs et les Noirs.

Difficile de dire s'il est plus ou moins bon que les deux autres, parce qu'il est tellement différent. Mais il est très très intéressant. J'y ai trouvé un poème que j'ai adoré, Full of Life Now de Walt Whitman. Il est en français dans le livre, mais le lien renvoie au poème en anglais.

Très bon, donc. Je suis bien contente de voir que je n'ai pas encore lu un Laferrière que je n'ai pas aimé!

***

Mon défi 2009 s'en vient bien. Plus que quatre livres à lire. Je n'aurais jamais cru ça au début du mois d'octobre! Est-ce que ça veut dire que je reprendrai le défi pour 2010? Peut-être. Ça reste à voir. En 2010, ce serait le 5e anniversaire du défi. Si je termine à 50 en 2009, j'aurai lu 202 livres pendant les 4 dernières années, plus les BD, qui ne comptent pas. Pas si mal, hein? C'est malheureusement plus que ce que bien des gens lisent pendant toute leur vie.

23 novembre 2009

Livres : La chair du maître de Dany Laferrière (#45)

Mon deuxième Laferrière. Je ne savais pas trop par où poursuivre ma lecture de son oeuvre après avoir terminé Comment faire l'amour à un nègre sans se fatiguer?, mais la bibliothèque a décidé pour moi parce que tout ce qu'elle avait à m'offrir, c'est La chair du maître et Cette grenade dans la main du jeune nègre est-elle une arme ou un fruit?. (On remarque tout de suite qu'il aime les titres longs. Je suis désolée si je me trompe un peu dans les titres, je n'ai pas les livres près de moi en ce moment et je suis trop paresseuse pour aller vérifier.)

En commençant La chair du maître, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je me suis suis vite rendue compte qu'il s'agissait d'un recueil de nouvelles, ce que la couverture ne mentionnait pas. Il y a bien quelques personnages qui reviennent, mais pas plus que ça. Ce sont des nouvelles touchant à l'amour et au sexe. Il y a beaucoup de sexe, mais c'est un peu moins explicite en général.

Je l'ai bien apprécié dans l'ensemble. Il y a bien quelques nouvelles qui étaient moins intéressantes, mais elles se lisaient bien quand même. Et elles sont presque toutes suffisamment courtes pour les lire d'un seul coup, alors c'est intéressant de s'asseoir pour lire et de pouvoir terminer l'histoire commencée.

Je dois avouer quelque chose : à lire Laferrière depuis les dernières semaines, ça me donne envie d'aller en Haïti. Je m'y suis approchée un peu lors de mon dernier voyage, en République Dominicaine, puisque les deux pays occupent la même île. J'ai beaucoup envie d'aller au soleil depuis des mois, alors ça n'aide pas beaucoup de lire la chaleur et Haïti. Mais bon, mon prochain voyage sera probablement plutôt au Mexique, alors je vais me contenter de lire Laferrière pour l'instant.

***

Vous le devinerez, je suis en train de lire Cette grenade dans la main du jeune nègre.... C'était le troisième livre que j'avais emprunté à la bibliothèque. J'y suis retournée hier pour aller porter les deux livres terminés et j'ai emprunté un Henning Mankell, un Alexandre Jardin (que je regretterai peut-être, mais je ne le saurai pas si je ne le lis pas) et un Jean-Christophe Grangé, soit deux polars et une biographie romancée. À suivre!

Livres : Bon Jovi : When We Were Beautiful (#44)

Ceux qui me connaissent en personne savent combien j'aime Bon Jovi. Il y a une partie de mon coeur qui est réservée depuis seize ans exclusivement à Bon Jovi. J'ai beau adorer d'autres artistes, comme Pierre Lapointe, Weezer et Mika, Bon Jovi reste indélogeable au numéro 1 de mes artistes favoris. Je pense que jamais je ne cesserai de les aimer, même si un jour j'aime moins leur musique, je les aimerai quand même parce qu'ils m'auront fait vivre tout plein d'émotions. Je les ai vus quatre ou cinq fois en spectacle et je les verrai encore le 20 mars prochain à Montréal.

Pour les 25 ans du groupe, ce qui est tout de même incroyable, ils ont décidé d'écrire leur histoire jusqu'à maintenant. C'est écrit sous forme d'entrevue avec les quatre membres du groupe, sur différents thèmes, avec des billets écrits par chacun des groupes. Le livre contient évidemment beaucoup, beaucoup de photos et elles sont magnifiques.

Ce livre est vraiment magnifique. Si vous connaissez un fan de Bon Jovi, vous lui ferez assurément plaisir en le lui offrant.

16 novembre 2009

Livres : Sur les rives de Michel Vézina (#43)

Mon premier livre de bibliothèque depuis longtemps!

Je ne connaissais absolument pas cet auteur. J'ai choisi ce livre parce que je voulais quelque chose d'assez court et parce que j'avais envie de lire des polars. Celui-ci, quelle surprise!, se déroule dans ma ville, à Rimouski! En fait, je n'y habite plus depuis dix ans, mais comme le veut le cliché : « on peut sortir la fille de Rimouski, mais on ne peut pas sortir Rimouski de la fille ».

On découvre une femme morte sur la plage près de Rimouski. Il s'agit d'une ancienne flamme de l'inspecteur qui commence l'enquête. Peu après, il reçoit la visite d'un jeune homme qui affirme être le meurtrier et être aussi son fils, né de cette femme. L'inspecteur n'a toutefois pas le temps de réagir à cette nouvelle : son fils le tue, puis se suicide. On change alors de personnage principal et on suit Mélanie, journaliste de Montréal qui vient à Rimouski pour enquêter sur cette histoire parce qu'elle se souvient avoir entendu parlé d'un double meurtre suivi d'un suicide semblable à Moncton. On lui apprend ensuite qu'il y a eu d'autres doubles meurtres suivis d'un suicide semblables ailleurs. Un tueur en série? Mais comment cela se peut-il si le meurtrier se suicide chaque fois?

Bon, je ne dirai pas que c'était l'histoire du siècle, mais c'était distrayant. J'avais envie de connaître la fin. J'ai quelques réserves au niveau du style. Je n'appréciais pas la façon dont les personnages parlaient, plutôt en joual. Le joual ne me dérange pas quand il ne dérange pas, mais dans ce cas-ci je trouvais que c'était souvent forcé. J'ai trouvé aussi qu'il y avait des décrochages dans le style, des expressions ou des mots de style familier qui me dérangeaient et me faisaient penser au style plutôt qu'à l'histoire.

J'ai bien apprécié de lire une histoire se déroulant à Rimouski. Ça fait changement! L'auteur décrit les rues, les commerces et je reconnaissais bien ma ville. On voit bien qu'il y est allé ou qu'il y a habité. J'ai pu également constaté que ça avait été écrit récemment parce que l'auteur mentionne la nouvelle promenade, le long du fleuve, qui a été rénovée récemment.

Bref, je ne crois pas que je lirai d'autres livres de cet auteur, mais c'était quand même relativement agréable.

Livres : Les Chroniques d'une mère indigne 2 de Caroline Allard (#42)

Je suis en feu! J'ai lu deux livres ce week-end! En fait, est-ce que ça compte si je lis le même livre deux fois dans la même année? J'ai décidé que oui, parce que c'est moi qui fait les règles!

Ça faisait plusieurs semaines que je voulais relire Les Chroniques d'une mère indigne 2. C'était mon numéro 11 cette année, mais ce sera aussi mon numéro 42!

Je n'ai rien à rajouter sur ce que j'ai dit en mars. J'adore Bébé et Fille ainée. Elles sont adorables.

15 novembre 2009

Livres : Je l'aimais d'Anna Gavalda (#41)

Il s'agit d'une relecture, bien sûr, puisque j'ai lu ce livre pour la première fois en 2006 (en fait, je pensais que ça faisait moins longtemps). Un film basé sur ce livre est sorti il y a quelques semaines, alors ça m'avait donné envie de le relire, surtout qu'il est très court. Je l'ai lu en une seule journée.

Je trouve que l'histoire d'amour de Pierre et Mathilde, que Pierre raconte à Chloé, est magnifique même si elle se termine plutôt mal. Le sujet est toujours d'actualité, bien évidemment puisque ça ne fait que trois ans : vaut-il mieux quitter la mère ou le père de nos enfants ou vivre malheureux pour que les enfants n'aient pas à vivre la séparation de leurs parents? Selon moi, les enfants sont plus solides qu'on le croit et ils ressentent tellement l'humeur de leurs parents, que c'est pire d'être malheureux autour d'eux. Les enfants aiment que leurs parents soient heureux.

***

J'ai visité la bibliothèque de mon nouveau quartier hier. Elle n'est pas si mal. Je la croyais plus grosse, mais j'y trouverai sûrement mon compte pour les livres en français. Toutefois, pour les livres en anglais, je devrai continuer à les acheter ou à les emprunter, parce qu'il n'y a qu'environ 200 titres en anglais, et presque tous d'auteurs que je ne lis pas.

Avez-vous des suggestions de polars? Je me suis mis à m'intéresser à ce genre, mais je ne connais pas les meilleurs auteurs, alors je ne sais pas trop quoi lire. Avez-vous des auteurs favoris?

12 novembre 2009

Livres : Fluke de Christopher Moore (#40)

J'avais été un peu déçue par les derniers Christopher Moore que j'avais lus (qui étaient en fait ses premiers), alors je suis bien contente de pouvoir dire que j'ai retrouvé le Christopher Moore qui m'avait fait tant rire les premières fois que je l'ai lu!

L'histoire de Fluke semble assez simple au départ : Nathan Quinn, biologiste, étudie les baleines à bosse à Hawaii avec son ami Clay, photographe. Il cherche plus particulièrement à comprendre leur chant, puisque seuls les mâles chantent. Mais il commence à se demander s'il ne devient pas fou le jour où il voit sur la queue d'une baleine les mots « Bite me ». Il n'arrive pas à en avoir la preuve et il sait que personne ne le croira. Au retour de son expédition, il découvre que son bureau a été saccagé et qu'ils ont perdu dix années de travail. Mais qui donc voudrait empêcher un biologiste de trouver la signification du chant des baleines à bosse?

Il s'agit d'un des livres les plus bizarres que j'ai lus dans ma vie. Et croyez-moi, j'en ai lu des livres bizarres (tout Amélie Nothomb peut entrer dans cette catégorie). Parler des parties bizarres sans donner de punch est assez difficile, alors croyez-moi sur parole. Hier, alors que je venais de lire la description de ce qui s'est passé à la mort de la mère d'un des personnages, j'étais tellement sonnée que j'ai dit à mon conjoint que je venais probablement de lire une des choses les plus bizarres de ma vie.

Je l'ai dévoré. J'avais toujours envie de le lire. C'était vraiment très bon et très drôle, probablement un des meilleurs de Christopher Moore.

***

Que lire ensuite? Là est la question. J'ai quelques livres dans ma pile, mais rien qui m'accroche pour l'instant. J'ai un livre que j'ai commencé il y a plusieurs mois à terminer, alors peut-être que je vais m'y mettre...

10 novembre 2009

Livres : Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer de Dany Laferrière (#39)

Je vais vous dire un secret : je n'avais jamais lu Dany Laferrière. Pas son premier roman, pas les autres. Pourquoi? Bonne question. J'avais 6 ans au moment de la parution de Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer. Pour moi c'était déjà très vulgaire, un livre portant un tel titre. Alors je l'ai classé dans ma tête dans les livres à ne pas lire, j'imagine (ce qui est correct, bien sûr, parce qu'il n'aurait pas fallu que j'essaie de le lire avant plusieurs années!). Plus tard, je n'ai jamais eu l'occasion de lire Laferrière. Je ne sais même pas si je connais une personne qui les a lus. En tout cas, on ne m'en a jamais parlé en personne. Puis, un jour, je suis tombée sur ce roman chez Archambault et je me suis dit qu'il serait à peu près temps que je le lise. Il est resté dans ma pile de livres à lire pendant des mois, puis, la semaine dernière, je cherchais un livre plutôt court pour essayer de rattraper mon défi et je me suis dit qu'il serait parfait.

C'est l'histoire d'un jeune écrivain noir qui habite Montréal avec un ami. Cet ami passe ses journées sur son divan et à se plaindre. L'écrivain, lui, parle des Blanches et du sexe. Tout le temps. Je pense que 85 % du livre se passe au lit ou parle du sexe.

En général, je me tanne assez rapidement des livres qui parlent beaucoup de sexe. Pourquoi celui-ci est-il différent? Je ne sais pas. C'est peut-être le ton. Il décrit le Montréal des années 1980 et c'est vraiment différent du Montréal que j'ai connu dans les années 2000 (il faut dire que je n'ai pas habité dans le même coin).

J'ai hâte de lire ses autres romans, mais la question maintenant : est-ce que je les lis dans l'ordre en lisant ensuite Éroshima ou je prends le premier qui arrive, comme son dernier, L'énigme du retour, décrit comme son meilleur et pour lequel il a gagné le prix Médicis...

05 novembre 2009

Livres : Priestess of Avalon de Marion Zimmer-Bradley (#38)

On dirait que je suis masochiste : je continue de choisir de longs livres alors que mon défi n'est pas très avancé. Est-ce que j'aurais abandonné sans m'en rendre compte?

Je viens donc tout juste de terminer Priestess of Avalon, situé dans l'univers de Mists of Avalon de Marion Zimmer-Bradley. L'histoire se passe plus tard que dans Mists et dans les autres romans de Zimmer-Bradley que j'ai lus.

On suit Eilan (pas la même Eilan que celle de The Forest House), alors qu'elle grandit à Avalon auprès de la grande prêtresse, sa tante Ganeda. Ganeda lui en veut beaucoup parce que sa soeur, Rian, est mort en lui donnant naissance. Un jour, Eilan désobéit à Ganeda parce qu'elle a rencontré l'homme qu'elle aime, Consentius. Ganeda l'oblige à quitter Avalon avec Consentius. Dévastée, elle part, mais elle se rend bien vite compte que Consentius la comble et qu'elle aurait difficilement pu vivre sans lui. Elle donne naissance à l'enfant de la prophétie, Constantine. Mais la vie ne lui réserve pas que du bonheur, et elle perd à la fois son enfant et son âme soeur.

Je l'ai trouvé bien bon. Pas autant que Mists et Forest, mais bien bon quand même. Juste un peu trop long. Ce sont des romans où il n'y a pas tant d'action, alors on finit par trouver qu'ils ont des longueurs.

***

Bon, il faudrait bien que j'avance plus vite. J'ai quelques livres plus courts que je voulais relire, alors je vais en profiter pendant les prochaines semaines. Toutefois, je serais bien surprise de réussir à lire mes 50 livres cette année. Peut-être que je devrai arrêter mes défis et me concentrer sur la lecture, tout simplement. Mon rythme de vie a beaucoup trop changé, je n'ai plus du temps tous les jours à consacrer exclusivement à la lecture, comme lorsque je prenais le métro deux fois par jour.

16 octobre 2009

Livres : Le passager de Patrick Sénécal (#37)

Après un bon Stephen King, qu'est-ce qu'on lit? Un bon Patrick Sénécal, bien sûr!

Le passager raconte l'histoire d'Étienne Séguin. Étienne vient d'obtenir une charge de cours au cégep de Drummondville en littérature fantastique (est-ce que ça existe réellement? Si oui, j'aurais bien aimé le suivre au cégep!), lui qui n'a jamais lu un livre fantastique parce que ses parents le couvait depuis l'accident qui lui a fait perdre la mémoire à 9 ans. Comme il habite à Montréal, il doit se taper la route 20 aller-retour trois fois par semaine. Un jour, il se rend compte qu'il voit toujours le même auto-stoppeur aux mêmes heures deux fois par semaine. Il décide donc de le prendre dans sa voiture. Il se rend vite compte que son auto-stoppeur semble l'avoir connu auparavant.

Bon, ça n'enlève rien à Patrick Sénécal, mais j'ai vu venir le punch à 100 km/h. Rendue à la page 90, je connaissais déjà l'explication. Ce n'est pas mon premier livre du genre! Tout de même, l'histoire est bien ficelée, on aime bien Étienne et on trouve Alex, l'auto-stoppeur, juste assez bizarre. Même si je connaissais l'explication, j'avais très hâte de le finir et je l'ai lu rapidement.

Très bon, donc. Du bon Sénécal. Et maintenant j'ai envie de relire Aliss!

Livres : Everything's Eventual de Stephen King (#36)

Comme je l'ai déjà mentionné, je me suis rendue compte à la troisième nouvelle que je l'ai déjà lu auparavant. Chaque fois que je le voyais en anglais, je me disais qu'il faudrait bien que je le lise, puis je me rappelais du titre en français, Tout est fatal, et je savais que je l'avais déjà lu. Mais cette fois, il m'a été prêté et je n'ai pas pris le temps de me rappeler du titre français.

Il s'agit donc de plusieurs nouvelles de Stephen King. Que dire de plus? Il y en a une sur Roland Deschain, le pistolero, et une qui a fait l'objet d'un film, selon ce que me dit la pochette (1408).

En général, les livres ne me font pas trop peur. Mais quand l'ambiance s'y prête, je peux me laisser entraîner par une histoire et avoir réellement peur. Dans ce recueil, c'est 1408 qui a eu cet effet pour moi, même si je l'avais déjà lue (je ne me rappelais pas de la fin). Dans cette histoire, un auteur de livres à sensation (genre Dix nuits dans dix châteaux hantés) décide de passer une nuit dans une chambre d'hôtel qui serait hantée. Il n'y croit pas trop, mais le gérant de l'hôtel tente de le dissuader quand même. Il lui dit que le fait qu'il ne croit pas aux fantômes le rend encore plus réceptif aux effets de la chambre 1408. Bon, je ne vendrai pas le punch, mais conjugué à mon conjoint qui cognait des clous au sous-sol, créant ainsi l'ambiance parfaite, disons que j'ai eu pas mal peur.

C'est du bon King, à déguster une histoire à la fois, quand ça vous chante.

06 octobre 2009

Livres : Breaking Dawn de Stephenie Meyer (#35)

On dirait que je suis partie à lire de longs livres ces temps-ci... ça ne fait pas avancer mon compte de livres pour l'année très très vite, malgré le fait que j'ai lu celui-ci assez rapidement, quand même.

Il s'agit donc du dernier livre de la série Twilight, Breaking Dawn. Le roman commence alors que Bella épouse finalement Edward devant tout plein d'invités. Puis, il l'emmène très loin pour leur lune de miel, où ils font l'amour pour la première fois avant que Bella devienne vampire pour toujours. Après quelques jours et malgré l'improbabilité de la chose, Bella se rend compte qu'elle est enceinte. Très enceinte. Du type « ça ne fait que quelques jours mais ça commence déjà à paraître, oups ma grossesse ne durera qu'environ 40 jours ». Edward et Carlisle tentent de la convaincre qu'un tel enfant est contre nature et qu'il n'est pas prudent de le mener à terme, mais elle ne veut rien entendre et Rosalie se range férocement de son côté.

Bon, j'en ai déjà pas mal raconté, je ne veux pas voler le punch, mais l'action tourne beaucoup autour des Volturi, alors le fait que Bella et Edward aient un enfant n'est pas un punch en tant que tel.

Quelques uns d'entre vous doivent se demander ce que j'en ai pensé, parce que je n'ai pas été tendre dans ma critique d'Eclipse. Pour être franche avec vous... je crois que c'est le meilleur de la série! Bella y est beaucoup moins irritante et la partie où elle découvre le monde en vampire est assez intéressante. J'ai apprécié l'action, la relation entre les vampires et les loup-garous et la petite fille (malgré son prénom horrible... j'imagine qu'elle ne pouvait pas s'appeler Claire, tout simplement, mais Renesmée, c'est vraiment vraiment horrible). J'ai roulé des yeux à quelques reprises, mais je m'y attendais.

Donc, pour résumer : le premier est assez bon, le deuxième un peu moins, mais quand même potable. Le troisième? Horrible. Et le quatrième est le meilleur des quatre. Par chance, je n'ai pas décidé d'arrêter la série après le troisième.

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Actuellement, je suis en train de relire une collection de nouvelles de Stephen King que j'ai lue il y a plusieurs années. Au début, je n'étais pas certaine de l'avoir déjà lu, puis je me suis rappelée que je l'avais lu en français. C'est sûr que c'est toujours meilleur en anglais, alors ça ne me dérange pas du tout de le relire. Et Stephen King est souvent à son meilleur dans les nouvelles. En prime : une histoire de Roland Deschain, le pistolero de la Tour sombre. Yé!