J'aime les livres avec un long titre. C'est différent. On dirait qu'on en sait plus sur le livre, alors que la plupart du temps il n'en est rien.
Mon troisième Laferrière donc. Très différent des deux autres. Alors que les deux autres étaient fiction, celui-ci est plutôt un recueil d'observations sur l'Amérique amassées pendant ses nombreux voyages. Il y a quelques observations sur le sexe, bien évidemment, mais beaucoup plus sur le racisme et les relations entre les Blancs et les Noirs.
Difficile de dire s'il est plus ou moins bon que les deux autres, parce qu'il est tellement différent. Mais il est très très intéressant. J'y ai trouvé un poème que j'ai adoré, Full of Life Now de Walt Whitman. Il est en français dans le livre, mais le lien renvoie au poème en anglais.
Très bon, donc. Je suis bien contente de voir que je n'ai pas encore lu un Laferrière que je n'ai pas aimé!
***
Mon défi 2009 s'en vient bien. Plus que quatre livres à lire. Je n'aurais jamais cru ça au début du mois d'octobre! Est-ce que ça veut dire que je reprendrai le défi pour 2010? Peut-être. Ça reste à voir. En 2010, ce serait le 5e anniversaire du défi. Si je termine à 50 en 2009, j'aurai lu 202 livres pendant les 4 dernières années, plus les BD, qui ne comptent pas. Pas si mal, hein? C'est malheureusement plus que ce que bien des gens lisent pendant toute leur vie.
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27 novembre 2009
23 novembre 2009
Livres : La chair du maître de Dany Laferrière (#45)
Mon deuxième Laferrière. Je ne savais pas trop par où poursuivre ma lecture de son oeuvre après avoir terminé Comment faire l'amour à un nègre sans se fatiguer?, mais la bibliothèque a décidé pour moi parce que tout ce qu'elle avait à m'offrir, c'est La chair du maître et Cette grenade dans la main du jeune nègre est-elle une arme ou un fruit?. (On remarque tout de suite qu'il aime les titres longs. Je suis désolée si je me trompe un peu dans les titres, je n'ai pas les livres près de moi en ce moment et je suis trop paresseuse pour aller vérifier.)
En commençant La chair du maître, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je me suis suis vite rendue compte qu'il s'agissait d'un recueil de nouvelles, ce que la couverture ne mentionnait pas. Il y a bien quelques personnages qui reviennent, mais pas plus que ça. Ce sont des nouvelles touchant à l'amour et au sexe. Il y a beaucoup de sexe, mais c'est un peu moins explicite en général.
Je l'ai bien apprécié dans l'ensemble. Il y a bien quelques nouvelles qui étaient moins intéressantes, mais elles se lisaient bien quand même. Et elles sont presque toutes suffisamment courtes pour les lire d'un seul coup, alors c'est intéressant de s'asseoir pour lire et de pouvoir terminer l'histoire commencée.
Je dois avouer quelque chose : à lire Laferrière depuis les dernières semaines, ça me donne envie d'aller en Haïti. Je m'y suis approchée un peu lors de mon dernier voyage, en République Dominicaine, puisque les deux pays occupent la même île. J'ai beaucoup envie d'aller au soleil depuis des mois, alors ça n'aide pas beaucoup de lire la chaleur et Haïti. Mais bon, mon prochain voyage sera probablement plutôt au Mexique, alors je vais me contenter de lire Laferrière pour l'instant.
***
Vous le devinerez, je suis en train de lire Cette grenade dans la main du jeune nègre.... C'était le troisième livre que j'avais emprunté à la bibliothèque. J'y suis retournée hier pour aller porter les deux livres terminés et j'ai emprunté un Henning Mankell, un Alexandre Jardin (que je regretterai peut-être, mais je ne le saurai pas si je ne le lis pas) et un Jean-Christophe Grangé, soit deux polars et une biographie romancée. À suivre!
10 novembre 2009
Livres : Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer de Dany Laferrière (#39)
Je vais vous dire un secret : je n'avais jamais lu Dany Laferrière. Pas son premier roman, pas les autres. Pourquoi? Bonne question. J'avais 6 ans au moment de la parution de Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer. Pour moi c'était déjà très vulgaire, un livre portant un tel titre. Alors je l'ai classé dans ma tête dans les livres à ne pas lire, j'imagine (ce qui est correct, bien sûr, parce qu'il n'aurait pas fallu que j'essaie de le lire avant plusieurs années!). Plus tard, je n'ai jamais eu l'occasion de lire Laferrière. Je ne sais même pas si je connais une personne qui les a lus. En tout cas, on ne m'en a jamais parlé en personne. Puis, un jour, je suis tombée sur ce roman chez Archambault et je me suis dit qu'il serait à peu près temps que je le lise. Il est resté dans ma pile de livres à lire pendant des mois, puis, la semaine dernière, je cherchais un livre plutôt court pour essayer de rattraper mon défi et je me suis dit qu'il serait parfait.
C'est l'histoire d'un jeune écrivain noir qui habite Montréal avec un ami. Cet ami passe ses journées sur son divan et à se plaindre. L'écrivain, lui, parle des Blanches et du sexe. Tout le temps. Je pense que 85 % du livre se passe au lit ou parle du sexe.
En général, je me tanne assez rapidement des livres qui parlent beaucoup de sexe. Pourquoi celui-ci est-il différent? Je ne sais pas. C'est peut-être le ton. Il décrit le Montréal des années 1980 et c'est vraiment différent du Montréal que j'ai connu dans les années 2000 (il faut dire que je n'ai pas habité dans le même coin).
J'ai hâte de lire ses autres romans, mais la question maintenant : est-ce que je les lis dans l'ordre en lisant ensuite Éroshima ou je prends le premier qui arrive, comme son dernier, L'énigme du retour, décrit comme son meilleur et pour lequel il a gagné le prix Médicis...
C'est l'histoire d'un jeune écrivain noir qui habite Montréal avec un ami. Cet ami passe ses journées sur son divan et à se plaindre. L'écrivain, lui, parle des Blanches et du sexe. Tout le temps. Je pense que 85 % du livre se passe au lit ou parle du sexe.
En général, je me tanne assez rapidement des livres qui parlent beaucoup de sexe. Pourquoi celui-ci est-il différent? Je ne sais pas. C'est peut-être le ton. Il décrit le Montréal des années 1980 et c'est vraiment différent du Montréal que j'ai connu dans les années 2000 (il faut dire que je n'ai pas habité dans le même coin).
J'ai hâte de lire ses autres romans, mais la question maintenant : est-ce que je les lis dans l'ordre en lisant ensuite Éroshima ou je prends le premier qui arrive, comme son dernier, L'énigme du retour, décrit comme son meilleur et pour lequel il a gagné le prix Médicis...
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